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Les projets de ISA

Mis à jour le 21 janvier 2016

Arts, sciences, techniques : imaginaire et processus de productions cognitifs

Cet axe se définit comme une approche croisée de la production artistique et de la recherche scientifique. Il propose un questionnement transversal autour de l’imagination (dans sa « constellation » : découverte / invention, création / créativité, innovation / intuition) et permet à la fois le contact avec les scientifiques et l’actualisation des théories de l’imaginaire confrontées aux questionnements et aux apports des neurosciences.

Ces travaux seront pour partie menés dans le cadre du projet de LIA que la composante est en train d’élaborer avec le CETCOPRA (Centre d'Etude des Techniques des Connaissances et des Pratiques, Paris 1) et FIGURA (Centre de recherche sur le texte et l'imaginaire, UQAM, Canada), appuyé sur un réseau GDRI incluant notamment, outre ces équipes, des chercheurs de l’Université du Texas at San Antonio (UTSA) (chaire de Jeffrey A. Halley, « Sociology of the Arts, Culture and Communication », SACC), de l’université Humboldt de Berlin (chaire de Joseph Vogl, « Neuere deutsche Literatur / Literatur‐ und Kulturwissenschaft / Medien ») et de l'Université de Pittsburgh (chaire de Douglas Harper, Sociologie visuelle). Il prendra toute sa place dans les axes transversaux « Littératures et savoirs » et « Études de media comparés », amorcé en 2013 par un séminaire doctoral assuré par le CRI, le LIRE et Traverses 19-21 sur « Création, media, médias » et porté dans le contrat en cours notamment par le séminaire de recherche Tech’Sens.

Espaces communs, cultures communes, création collective

Cet axe, qui peut s’appuyer sur les apports de l’observatoire « Baromètre des quartiers » porté par EMC2-LSG, se propose d’étudier l’évolution des pratiques collectives ou participatives par lesquelles s’inventent des modes de vie, des constructions communes du social, et notamment de réfléchir sur les phénomènes de réappropriation des espaces publics ou collectifs, tangibles ou virtuels, par les individus ; il s’intéressera tout particulièrement à l’expression d’une « conscience créative ».

Cela permettra de poursuivre les échanges développés dans le Cadre de la maison de la création, ainsi que le partenariat sur les interactions entre ville et jardin abordées comme pratiques (sociologie, patrimonialisation), attentes ou présupposés (imaginaire) et formes spatiales (urbanisme, architecture), développé avec plusieurs équipes du site (CRI‐EMC2‐LSG, PACTE, CRESSON) et l’équipe dijonnaise CIMEOS. Cet axe fait par ailleurs l’objet de projets de moindre ampleur ou encore en concertation, qui portent sur les arts de la rue, sur la mémoire et les imaginaires du travail, et sur les formes émergentes de création populaire, en particulier dans leur réalisation collective (notamment sur l’internet), qui viendra nourrir les travaux de l’axe transversal « Créations “ordinaires” et pratiques collectives du texte et de l’image ». Un colloque Littératures et circonstances est prévu en 2017 ; un autre, sur « l’entre‐deux » dans son rapport à « l’inter », qui sera questionné comme aspect spécifique de l’imaginaire contemporain, marquera en 2018 l’aboutissement de la première étape du programme L’entre‐deux : imaginaire, interculturalité, créativité financé par l’AUF en partenariat avec les universités de Béni Mellal, de Beyrouth, de Grenade et d’Oujda.

Le sensible : corps, émotions, sensations, perceptions, affects, altérités

Ce troisième axe s’inscrit dans les programmes auparavant développés, au CRI, autour des imaginaires du corps (notamment dans ses relations aux techniques), et à EMC2 dans son travail sur les émotions. Cette approche transversale vise à envisager les interactions entre le « monde objectif », qui impose ses déterminations, et l’individu qui lui donne sens.

Elle sera en particulier développée au cours du prochain contrat dans le cadre de deux projets : sur « les images et les imaginaires technosensoriels » (Tech’Sens), qui permettra de croiser cette réflexion sur les modes du sensible avec celle sur l’imaginaire des sciences et des techniques ; et sur les imaginaires et représentations du travail, notamment dans le cadre du colloque Le corps au travail : gestes et savoir-faire, en novembre 2015 (dans le cadre d’un AAP régional « Mémoires du XXe siècle-Mémoires du travail »). Ces recherches seront complétées par une étude diachronique de la tension entre les cultures de la ressemblance analogique et les cultures de l’imitation illusionniste, afin d’éclairer la complexité actuelle des intermondes peuplés par les corps virtuels et les abstractions sensibles.

Mythanalyse et mythocritique

Cet axe, par définition en interaction avec les trois autres, prolonge les études spécifiques du CRI sur les aspects, l’évolution, le sens, d’une herméneutique des images, des symboles, des archétypes et des mythes à l’œuvre dans l’imaginaire d’une culture, d’une époque ou d’un créateur. La méthode d’approche se fonde essentiellement, dans un esprit comparatiste, sur l’analyse des procédures symboliques (représentations, symboles, mythes…) comme éléments déterminants de la création littéraire et artistique, et sous-tendant, sur une période donnée, les attitudes socio-historico-culturelles.

Dans le cadre du contrat en cours, il sera notamment porté par le colloque L’imaginaire sériel (2014), organisé par les doctorants de l’équipe et par le colloque marquant le cinquantenaire du CRI en 2016 : Théories et imaginaires de l’imaginaire (en collaboration avec CHARNIÈRES, l’UMR Pacte [Grenoble 2], le Cresson [Ensag], le LAS [Université de Savoie] et l’association Bazar urbain).

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