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Juvenilia. Rhétorique et poétique de l’œuvre de jeunesse XVIe-XVIIIe siècles

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Colloque
du 3 au 4 novembre 2016

Ce colloque, co-organisé par RARE et le CERILAC (Univ. Paris Diderot), vise à interroger les œuvres de jeunesse et le discours porté sur elles, qui a tant à transmettre d’un point de vue littéraire et anthropologique.

La période que le colloque propose d'aborder, du XVIe au XVIIIe siècle, ne voue pas de vénération particulière à l’enfance et à sa naïveté, à la différence des siècles suivants. La jeunesse y est rarement valorisée (la Folie d’Érasme et de Louise Labé est « fille de Jeunesse »), sinon peut-être par les vieillards qui la regrettent ! L’œuvre de jeunesse est pourtant souvent désignée comme telle, des valeurs diverses s’attachant à cette mention.

D’un côté, la fin du Moyen Âge et la Renaissance voient poindre et s’imposer la figure du génie inspiré, dont la vocation littéraire ou artistique s’affirme précocement (on songe aux travaux de Jean Lecointe). Dans le même temps perdure et se développe dans les collèges une conception plutôt rhétorique de l’écriture, encore proche de celle de l’Antiquité et du Moyen Âge : l’écriture, même poétique, est considérée comme un savoir-faire, un métier qui s’apprend. L’œuvre de jeunesse peut ainsi être appréhendée soit comme ébauche scolaire, nécessairement imparfaite, immature, inaboutie, soit comme porteuse de signes ô combien prometteurs, voire annonciateurs dans une perspective téléologique sur la « vie », comme dans les éloges et biographies qui accompagnent la promotion de la figure du « grand homme » au XVIIIe siècle. On présentera la jeunesse de l’auteur tantôt comme une excuse devant susciter l’indulgence, tantôt comme un prodige appelant un surcroît d’admiration : elle inspire aux uns l’humilité, aux autres l’orgueil.

L’œuvre de jeunesse est un des constituants du mythe de l’écrivain et d’un imaginaire de la création, mais un constituant ambigu, paradoxal.


À NOTER
Conférence-concert
le vendredi 4 novembre à 17h30
salle 071E - Halle aux farines
« Le jeune Mozart, Elisabeth Vigée-Lebrun : deux prodiges contemporains »
par Anne Bernadet-Delage (historienne de l’Art, conférencière de la Réunion des Musées Nationaux) et Aurélien Delage (claveciniste, organiste et flûtiste)

Mis à jour le 30 août 2017

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Lieu : 
Université Paris Diderot-Paris 7
* Jeudi 3 novembre : Grands Moulins - salle Pierre Albouy
* Vendredi 4 novembre : Halle aux farines - salle 378F

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