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Roberto Rossellini : les itinéraires de la création

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Journée d'étude
le 6 décembre 2012
9h30 à 18h00

Cette journée d'études organisée par le centre de recherches Traverses 19-21 se terminera par la projection du film L'amore (1948) de Roberto Rossellini à la Cinémathèque de Grenoble, salle Juliet Berto à 20h00.

Le cinéma de Roberto Rossellini ne se limite pas à un ou deux films célèbres dont, bien entendu, Rome, ville ouverte (1945). Résumer l'intérêt de son œuvre par la doxa du néoréalisme italien est aussi une approche trop répandue. Sur ce point, il est difficile de ne pas suivre le critique et chercheur américain Tag Gallagher, lorsqu'il affirme que les films de Rossellini contredisent bien souvent les attendus destinés à produire une définition du néoréalisme que les manuels répètent à satiété.

Ainsi, plutôt que de penser l'œuvre du cinéaste "au miroir" de la société italienne d'une seule époque donnée, il paraît plus exact de suivre ses multiples itinéraires ; elle est faite de déplacements (aussi bien dans le Naples de Voyage en Italie[1954], que dans L'Inde vue par Rossellini [1958]), elle déplace aussi les enjeux de l'art du cinéma.

Les différentes interventions de cette journée d'études s'intéresseront à la création et à la fabrique des films de Rossellini. Elles seront attentives aux modulations esthétiques entre les films de périodes différentes, aux passages de pays à d'autres ou du cinéma à la télévision vers la fin des années 50. Elles envisageront aussi comment les films prennent le sillage de textes poétiques, de créations théâtrales, de philosophes et de plusieurs autres pratiques artistiques.

Cette journée répond à deux résonances contemporaines. D'abord la (re)découverte  de films très méconnus : La Machine à tuer les méchants (1952), récemment restauré par la cinémathèque de Bologne, et Beaubourg, centre d'art et de culture Georges Pompidou (1977), diffusé seulement deux fois en 1977, par l'ORTF et la RAÏ, et qui donne actuellement lieu à des recherches singulières. Ensuite, et cet enjeu est considérable, l'empreinte des idées cinématographiques de Rossellini persiste dans le cinéma. Les prolongements dans les œuvres de Rohmer, Godard et plusieurs cinéastes de la modernité des années 60 sont connus, mais il y en a d'autres. Au début du 21e siècle, plusieurs idées rosselliniennes  transitent par des films contemporains (par exemple dans un film du cinéaste japonais Nobuhiro Suwa réalisé en 2006). Autrement dit, les films de Rossellini continuent leur fabrique...


Mis à jour le 30 octobre 2015

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Lieu : 
Salle Jacques Cartier
Maison des langues et des cultures
Domaine universitaire Saint-Martin-d'Hères

Responsable de l'événement : 
Robert Bonamy
Litt&Arts - Université Grenoble Alpes
CS 40700 - 38058 Grenoble cedex 9