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Séminaire de l'Axe 2 Traduction, Transmission, Réception des textes littéraires (1)

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Séminaire
le 20 décembre 2017
15h30

Lors de cette première séance, Nicolas Rouvière (Maître de conférences en littérature et didactique de la littérature, LITEXTRA) présentera son projet "Enseigner la littérature en questionnant les valeurs".

Le projet a pour objectif, dans l’enseignement de la littérature du cycle 3 jusqu’au baccalauréat, de mettre l’accent sur le questionnement des valeurs qui apparaissent en jeu, à la fois dans les textes et l’acte de lecture. À l’heure où l’onde de choc des attentats sur le public scolaire a replacé la question de l'éducation à la citoyenneté au centre des préoccupations, il s'agit d'un enjeu civique, en ce qu'il réintroduit la question de l'effet de vérité des textes et celle des valeurs que le lecteur actualise à leur contact. Depuis les années 1980, en France, ces questions ont été délaissées par l'École, qui a plutôt choisi d’assigner une visée moralisante et civique à l’objectif de maîtrise des discours. Dans cette optique, ce n’est plus tant par la culture que l’élève est censé construire son identité individuelle et collective, ce qui a conduit à instrumentaliser peu ou prou la littérature : au profit des typologies textuelles à l’école élémentaire, au profit de la maîtrise des discours au collège, au profit de la poétique des genres et des registres au lycée, avec une tendance techniciste au « tout argumentatif », qui a tendu dans les années 2000-2010 à dissoudre le débat d’idée lui-même. La « maîtrise des discours », sous couvert de conduire à l’argumentation, a été en réalité ouvertement soutenue par l’objectif de pacifier les rapports sociaux. Ce type de réponse ne peut plus être adopté aujourd’hui. D’une part parce qu’il a abouti aux dérives formalistes que l’on connaît mais, surtout, parce que cette orientation donne à beaucoup d’élèves le sentiment d'une absence de sens actuel face aux textes du passé. On assiste alors à un phénomène de fond d'une toute autre ampleur : une sourde sécession à l'égard de la discipline des lettres, qui est de moins en moins perçue comme une école d'humanité. 

Répondante : Malika Bastin (Professeure en langue et littérature grecques, TRANSLATIO)

Mis à jour le 19 décembre 2017

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Lieu : 
Petite salle des colloques
Bâtiment Stendhal
Domaine universitaire de Saint-Martin-d'Hères

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