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Séminaire Translatio – 2016-2017 (3)

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Séminaire
le 14 octobre 2016
11h00 - 13h00

Ce séminaire, organisé par la composante TRANSLATIO, a pour thème cette année les stéréotypes féminins, de l’époque grecque classique à l’antiquité tardive.

Il s’agira d’examiner, sur cette longue durée, la façon dont se sont élaborés et transmis des stéréotypes féminins, aussi bien dans les genres littéraires grecs et latins que dans des sources non littéraires (inscriptions, monnaies, portraits et représentations). On questionnera la place de ces stéréotypes dans les représentations aux diverses époques antiques ainsi que dans la science moderne, afin de réfléchir à ce que sont les Gender Studies et leurs éventuelles limites.

Par des approches variées que présenteront des enseignants-chercheurs de plusieurs disciplines, on tentera de mettre en question la possibilité d’une histoire des femmes dans l’antiquité, qui ne céderait pas aux stéréotypes mais pose de vraies questions d’historiographie.

Ce séminaire, qui fait partie du Master parcours Sciences de l’Antiquité et sera ouvert aux étudiants de master, ainsi bien sûr qu’aux doctorants et collègues antiquisants et à tout public, est concentré en 6 séances de 2h, au premier semestre de l’année universitaire 2016-2017. Le choix a été fait de présenter certaines des interventions dans une langue autre que le français, afin d’entraîner les étudiants à une pratique internationale de la recherche.


Intervenantes à cette séance :

> Marie Widmer (maître assistante à l’Université de Lausanne)
Des femmes barbares et sans pudeur : déstabilisation du discours de légitimation du pouvoir adverse à l'époque hellénistique

Après la mort d’Alexandre le Grand, les diadoques et leurs successeurs s’affrontent à travers des discours de légitimation et de dénigrement. Dans ce cadre, je m’attarderai ici particulièrement sur les exemples des deux premières souveraines séleucides : Apamè et Stratonice. Comment dénigre-t-on leur influence ? À quels aspects particuliers leurs adversaires s’attaquent-ils ? Retrouve-t-on dans ces constructions antinomiques des thématiques communes ? Pourquoi s’en prendre à ces figures ? Ces attaques sont-elles stéréotypées ?


> Francesca Dell’Oro (docteur en grammaire comparée et philologie classique)
Femmes et poésie : l’image de la femme à travers les épigrammes inscriptionnelles

Les origines de l’épigramme en tant que genre littéraire sont à rechercher dans la pratique d’écrire des vers sur des supports variés (statue, stèle, vase, etc.) suite à des circonstances concrètes et réelles, typiquement la mort d’un proche (épigramme sépulcrale) ou la consécration de la dîme (épigramme dédicatoire). Ces objets inscrits restaient souvent « exposés  dans un contexte public, ce qui a eu une influence sur leur contenu et surtout sur la manière d’y représenter les hommes et les femmes. On peut donc se demander quelle est l’image de la femme que ces courts textes poétiques véhiculent et en quoi leur représentation de la femme se différencie de celle présente dans les épigrammes littéraires, sans oublier de prendre en considération les rares cas connus de femmes auteurs d’épigrammes inscriptionnelles, comme Balbilla à la cour de l’empereur Hadrien.

Mis à jour le 15 novembre 2016

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Lieu : 
Salle des Conseils
Maison des Langues et des Cultures

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