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Séminaire Translatio – 2016-2017 (5)

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Séminaire
le 18 novembre 2016
11h00 - 13h00

Ce séminaire, organisé par la composante TRANSLATIO, a pour thème cette année les stéréotypes féminins, de l’époque grecque classique à l’antiquité tardive.

Il s’agira d’examiner, sur cette longue durée, la façon dont se sont élaborés et transmis des stéréotypes féminins, aussi bien dans les genres littéraires grecs et latins que dans des sources non littéraires (inscriptions, monnaies, portraits et représentations). On questionnera la place de ces stéréotypes dans les représentations aux diverses époques antiques ainsi que dans la science moderne, afin de réfléchir à ce que sont les Gender Studies et leurs éventuelles limites.

Par des approches variées que présenteront des enseignants-chercheurs de plusieurs disciplines, on tentera de mettre en question la possibilité d’une histoire des femmes dans l’antiquité, qui ne céderait pas aux stéréotypes mais pose de vraies questions d’historiographie.

Ce séminaire, qui fait partie du Master parcours Sciences de l’Antiquité et sera ouvert aux étudiants de master, ainsi bien sûr qu’aux doctorants et collègues antiquisants et à tout public, est concentré en 6 séances de 2h, au premier semestre de l’année universitaire 2016-2017. Le choix a été fait de présenter certaines des interventions dans une langue autre que le français, afin d’entraîner les étudiants à une pratique internationale de la recherche.


Intervenante à cette séance :

> Marie-Claire Ferriès (MCF histoire romaine, Université Grenoble Alpes)
Un  certain milieu : uirtus et impudentia des femmes de la nobilitas « conservatrice » (1er s. a. C.-1er s. p. C.)

Qui n’a souri à « Paete, non dolet » ou ne s’est horrifié de la violence que Porcia a exercée sur elle-même pour rejoindre Brutus dans la mort ? Les femmes du « parti catonien », puis d’une certaine frange du sénat julio-claudien, semblent dotées d’une force d’âme toute virile et destinées à un sort tragique. Or, ce modèle, loin d’être partagé par toutes, semble avoir un corollaire négatif dans la littérature (l’épigraphie ne connaît que des gens vertueux) : les femmes indignes, amantes inconstantes, éprises de pouvoir et d’argent, Servilia, Iunia tertia, Otacilia. Au-delà de l’opposition entre ces représentations antinomiques, il conviendra d’examiner quel est le substrat social qu’elles constituent et surtout quels sont – pour elles, comme pour les hommes de leur famille – la « grammaire » et le « lexique » comportementaux à adopter pour tenir leur rang dans un milieu particulièrement attaché à ces traditions, ainsi que dans une cité où tout est politique et où la politique est tout.

Mis à jour le 23 novembre 2016

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Lieu : 
Salle des Conseils
Maison des Langues et des Cultures

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