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Nouvelles philologies et humanités numériques

Mis à jour le 23 juin 2016

L’objet propre de cet axe dévolu aux nouvelles philologies dans leur lien avec le tournant numérique n’est pas uniquement de recenser les opérations éditoriales menées dans LITT&ARTS. Il est plus fondamentalement d’interroger le geste philologique contemporain dans ses méthodes comme dans ses finalités.

L’enjeu sera de replacer la question des supports (imprimé et/ou numérique) dans le seul cadre qui lui donne sens et légitimité, la place et la fonction des études de lettres aujourd’hui.

Un blog sera ouvert, qui permettra de rassembler et d’ouvrir à toutes les communautés les débats initiés dans LITT&ARTS autour de ces interrogations.

Nouvelle philologie et recherches éditoriales

Depuis une trentaine d’années en effet, la philologie enregistre trois évolutions majeures : l’intégration des apports venant de l’histoire de la langue et des institutions littéraires ; l’ouverture méthodologique à la génétique textuelle ; la conversion au support numérique.

La nouvelle philologie, ainsi que la nomment ses promoteurs, enrichit l’établissement du texte d’une annotation historique et linguistique qui permet d’en approfondir le sens littéral. Comme le montrent nombre de projets individuels dans toutes les composantes de LITT&ARTS, il s’agit non seulement d’éditer a nouveaux frais l’ensemble de notre patrimoine textuel, mais d’étendre l’entreprise éditoriale à des corpus en cours de textualisation (brouillons, manuscrits, etc.) ou à la textualité culturellement moins valorisée (œuvres non rééditées, commentaires, scholiastes, travaux de TRANSLATIO et de RARE).

Grâce à la méthodologie de la génétique textuelle, la connaissance des textes a pu être également renouvelée a la lumière des manuscrits de travail, en déplaçant la réflexion de l’écrit vers l’écriture, de la structure vers les processus, de l’auteur vers l’écrivain, de l’œuvre vers sa genèse. Les travaux sur les manuscrits de Stendhal (CHARNIÈRES) et sur la correspondance de Proust (ÉCRIRE) en sont directement inspires.

Enfin, en ouvrant le texte à une méthodologie d’appréhension dynamique, la philologie a également opéré un saut quantitatif et qualitatif, en termes de volumétrie et de lisibilité : le support numérique s’inscrit dans la logique de cette évolution vers une philologie de corpus. Les composantes scientifiques (CHARNIÈRES, RARE, ÉCRIRE, TRANSLATIO) engagées dans les projets d’éditions numériques sont ainsi amenées à repenser – en théorie et en pratique – les notions traditionnelles d’édition, d’annotation, d’indexation, ainsi que les notions plus récentes de support, d’enrichissement, d’extraction de données, en fonction des usages multiples, que ces nouvelles pratiques éditoriales suscitent et contribuent à créer.

Humanités et numérique

LITT&ARTS se positionne sur ce que David M. Berry présentait récemment comme les trois strates des humanités numériques (Understanding digital humanities, 2012).
Une première strate accomplit le travail complexe de numériser et d’aménager le traitement automatique de corpus déjà constitues, qui gagnent par la une nouvelle accessibilité et de nouvelles intelligibilités. Une deuxième strate se revendique depuis quelques années « d’humanités numériques 2.0 », caractérisées par la génération d’Objets Verbaux Non- Identifiés dans la culture de l’imprimé, que ce soit du fait de leur créativité interactive, de leur association entre texte, son et image, ou de leur nature essentiellement algorithmique (protocoles de crowdsourcing). Enfin, une troisième strate s’intéresse aux « subjectivités computationnelles » induites (chez les générations montantes) par les pratiques des écrans devenus ubiquitaires et des algorithmes qui restructurent nos accès aux informations (big data).
Au sein de ces trois couches, on voit « les humanités » – au sens classique de connaissances de l’antiquité, comme au sens plus récent de Lettres et SHS, voire au sens de communautés humaines promu par Édouard Glissant – entrer en tension problématique (davantage qu’en simple fusion) avec « le numérique ».
  

Traitement automatisé de corpus préexistants

  • CLELIA  Mis à jour le 25 février 2015

    Corpus littéraire et linguistique assisté par des outils d’informatique avancée.

  • HyperFerrazzi Mis à jour le 28 mars 2015

    HyperFerrazzi propose, sous forme de bases de données, l’édition des commentaires rhétoriques de Ferrazzi publiés de 1694 à 1729.

  • Schola-Rhetorica.org Mis à jour le 28 mars 2015

    Programme de recherche porté par la composante RARE.

  • Correspondance de Proust Mis à jour le 25 mars 2015

    Ce projet de site web est porté par la composante ECRIRE, en partenariat avec la Bibliothèque de l’université de l’Illinois (UIUC) et l’ITEM-CNRS

  • MÉTILDE Mis à jour le 25 février 2015

    Le projet MÉTILDE travaille à la production d’éditions en ligne ou imprimées, mais explore aussi de nouveaux modes de lecture et d’exploration de l’objet manuscrit.

Humanités numériques 2.0

Subjectivités computationnelles

  • L’économie de l’attention Mis à jour le 25 mars 2015

    Ce projet souhaite apporter un éclairage critique sur la prétendue « distraction », plus ou moins pathologique des générations natives du numérique.

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RESPONSABLE

Christine Noille
Avec l'appui de:
Elisabeth GRESLOU
I.R. - Edition et corpus  numériques

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