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Bénédicte Shawky-Milcent récompensée par le Prix Le Monde de la Recherche Universitaire 2015

Recherche

Récompense, prix, diplôme

Récompense, prix, diplôme

Distinction / Prix
le 1 juillet 2015

Bénédicte Shawky-Milcent, docteure de LITT&ARTS (2014), fait partie des lauréats du Prix Le Monde de la Recherche Universitaire (2015), pour sa thèse intitulée "L'appropriation des œuvres littéraires en classe de seconde".

Le prix du Monde de la Recherche Universitaire 2015 a été attribué à dix docteurs, dont Bénédicte Shawky-Milcent dans la catégorie Sciences Humaines et Sociales. Cette jeune docteure a préparé et soutenu (le 10 novembre 2014) son doctorat à l'université Stendhal-Grenoble 3, sous la direction du Professeur Jean-François Massol (LITEXTRA).
Intitulée « L'appropriation des œuvres littéraires en classe de seconde », cette thèse propose de motiver les lycéens à la lecture de la littérature en passant par la création d'un rapport personnel aux œuvres, dans le cadre de la problématique du sujet lecteur.

Lancé en 1997, le Prix Le Monde de la recherche entend valoriser les premiers travaux de jeunes chercheurs francophones, susceptibles d’influencer notre environnement scientifique, économique, social et/ou artistique.
À l’issue du concours présidé par le philosophe Edgar Morin et par le mathématicien Cédric Villani, ce prix permet à cinq docteurs, récemment diplômés en sciences dites « humaines et sociales », de publier leur thèse aux Presses universitaires de France, et à cinq docteurs en sciences dites « dures » de publier un résumé de leurs travaux dans le magazine Pour La Science et dans un ouvrage collectif publié aux Éditions Le Pommier.


Résumé de la thèse

L'appropriation désigne métaphoriquement le processus par lequel un lecteur s'empare d'une œuvre littéraire afin de la faire sienne. Le mot désigne également le résultat obtenu, l'envol de l'œuvre dans la mémoire individuelle. La question de la participation active du lecteur singulier se pose tout au long de la démarche herméneutique, depuis la disponibilité requise pour accueillir une œuvre nouvelle jusqu'à l'inscription dans une « bibliothèque intérieure ». L'appropriation peut être considérée comme l'aboutissement de la lecture et le point de fuite de toute réflexion sur la réception et les enjeux de la littérature. L'appropriation personnelle des œuvres littéraires par les élèves est implicitement à l'horizon de tous les programmes d'enseignement du français et des recherches en didactique de la littérature. Peut-on lui laisser une place plus grande qu'elle n'en possède actuellement dans le système scolaire français, et en particulier en classe de seconde ? C'est la thèse que nous défendons, en inscrivant notre réflexion dans le sillage des recherches sur le sujet lecteur. Nous interrogeons tout d'abord la notion d'appropriation à la lumière de l'herméneutique contemporaine et des théories de la réception, mais aussi en regard des attentes de l'Institution scolaire, et nous définissons les espaces discursifs dans lesquels l'appropriation des œuvres littéraires peut s'observer. Nous analysons ensuite les résultats d'une recherche exploratoire réalisée dans différentes classes de seconde : nous avons mené auprès de nos élèves cinq expériences placées sur une ligne du temps, leur conférant une place de sujets lecteurs, inscrits dans l'histoire d'une relation singulière à la littérature. Nous mettons en lumière les résultats observés sur deux plans. Laisser en classe une place pour la rencontre personnelle des élèves avec les œuvres littéraires permet de répondre très nettement à certaines difficultés actuelles rencontrées par la transmission de la littérature. Par ailleurs, nous formulons plusieurs hypothèses sur le processus d'appropriation dans le cadre scolaire, en particulier sur le lien entre impressions subjectives, lecture objectivante et construction de la posture lettrée attendue par l'école, mais aussi sur la construction d'une posture éthique, et sur l'ancrage des œuvres dans la mémoire. Nous analyserons les modifications qu'une telle démarche entraîne au plan pédagogique dans l'accueil de la parole de l'élève, dans le rapport au temps, dans les postures requises de la part de l'enseignant et dans les démarches d'apprentissage mobilisées auprès des élèves.

Mis à jour le 3 février 2017

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