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Penser la richesse des cinémas pauvres dans le monde au XXIe siècle

Appel à propositions / Centre CINESTHEA

Du 13 mars 2026 au 10 avril 2026

Ce colloque, co-organisé par Claire Allouche, aura lieu les 1er, 2 et 3 décembre 2026 à Paris (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en partenariat avec la Cinémathèque idéale des banlieues du monde), et Grenoble (Université Grenoble Alpes).

Date limite d’envoi : 10 avril 2026

Comité d’organisation : Claire Allouche (maîtresse de conférences en études cinématographiques, Université Grenoble Alpes), Émilie Lamoine (maîtresse de conférences en études cinématographiques, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Ariane Papillon (docteure en études cinématographiques de l'Université Paris 8, ATER à l’ENS de Lyon), Paula Rodríguez Polanco (doctorante en études cinématographiques, ATER à l’Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis) et Natacha Seweryn (doctorante en études cinématographiques, ATER à l’Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis).

Dans les marges des économies industrielles et des modèles dominants de production cinématographique, les cinémas pauvres dans le monde – c'est-à-dire à très petit budget en proportion de l’échelle moyenne de production du pays concerné, et se destinant à la projection dans la salle de cinéma – engagent d’autres manières de créer et de voir des films. Cet investissement contemporain des possibles de la mise en scène à partir d’une conscience des moyens économiques donne lieu à une prolifique production indépendante des sources de financements institutionnalisés, publics et privés. Ainsi, dans les pays où il existe une forte production cinématographique, de cinéma d’auteur ou industriel, se dessine une forme d'économie parallèle du cinéma. Dans les pays de la majorité globale, les financements étant souvent fluctuants, c'est parfois cette économie-là qui devient la condition de survie d'un cinéma national. Par ailleurs, en dépit d'importants financements locaux, la dépendance de certains écosystèmes cinématographiques de pays de la majorité globale aux financements dits occidentaux pose la question de l'indépendance sur les plans politique et esthétique et donc du prolongement de dynamiques coloniales. Un cinéma pauvre peut par conséquent être un cinéma du refus de s'inscrire dans les conditions et dynamiques économiques dominantes aussi bien que mû par une nécessité, quand il ne peut se faire autrement.

Sans que soit romantisé le manque de moyens, comment cerner les contours théoriques, pratiques, économiques et esthétiques proprement contemporains de ces « cinémas pauvres » dans un horizon international ? Quels processus de création cinématographique spécifiques en assurent l’existence ? Quelles formes filmiques originales en émergent ? De quels circuits parallèles de diffusion ces films exigent-ils la création et la défense ? Quelles récurrences et différences inhérentes aux cinémas pauvres apparaissent à chaque étape de fabrication et de distribution, selon les contextes géographiques, sociaux et culturels ?

Ce colloque vise à mettre en perspective à l'échelle mondiale les enjeux esthétiques et économiques ainsi que l’analyse des processus de création et de diffusion qui étaient au cœur des journées d’études consacrées au cinéma de petite économie en France qui ont eu lieu en 2024 (Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis / Université Bordeaux-Montaigne / Festival international du film indépendant de Bordeaux). Par ce changement d’échelle, à la fois en termes de corpus filmique et de géographies de productions des savoirs, nous souhaitons mettre en évidence des problématiques transversales à l’existence et l’expansion des cinémas pauvres, en les considérant comme des espaces de création cinématographique contemporaine particulièrement inventive, tout en prenant en compte leurs ambivalences et difficultés, dans un contexte global de crise et d'atteintes à la liberté de création. Nous encourageons les communications portant sur des filmographies encore peu repérées dans le contexte français ou européen, et problématisant un ou plusieurs des axes de réflexion suivants :

  • Axe 1. Définition d’une notion et variations théoriques
  • Axe 2. Esthétique des cinémas pauvres
  • Axe 3. Fabriques du cinéma : études génétiques, conditions et organisations du travail
  • Axe 4. Programmation, valorisation, diffusion, publics, archivage du présent

Modalités

Les titres et propositions de communication en français ou en anglais (maximum 500 mots), accompagnés d'une courte biographie, suivis d’une bibliographie, sont à envoyer d’ici le 10 avril 2026 à l'adresse mail suivante : cinema.pauvreatgmail.com (cinema[dot]pauvre[at]gmail[dot]com).
Les réponses seront données mi-mai 2026.
Nous encourageons autant les contributions académiques que celles issues de la pratique professionnelle.

Date

Du 13 mars 2026 au 10 avril 2026

Contact

cinema.pauvreatgmail.com (Comité d'organisation)

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L'appel complet (en français et en anglais)

Publié le 20 mars 2026

Mis à jour le 23 mars 2026