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Accueil de neuf enseignant·es-chercheur·euses en délégation CNRS

Recherche

Ils et elles sont accueilli·es durant toute l'année universitaire 2026-2027 au sein de l'UMR Litt&Arts afin de mener à bien leur projet de recherche en collaboration avec les membres de l'unité. Voici leurs portraits !

Martin Barnier est professeur en Études cinématographiques et audiovisuelles à l’université Lumière Lyon 2. Il a notamment publié En Route vers le parlant (CEFAL, 2002) et Bruits, cris, musiques de films (PUR, 2010). Avec Kira Kitsopanidou, il a coécrit Le Cinéma 3-D. Histoire, économie, technique, esthétique (Armand Colin, 2015) ; avec Laurent Jullier, Une brève histoire du cinéma (1895-2015) (Poche Pluriel, 2017, réédition 2021 et 2026).
Dans le cadre de sa délégation, il repartira sur les chemins du cinéma des premiers temps. Avec un collègue américain (University of Michigan) et un collègue canadien (Université Laval à Québec), ils ont prévu d’observer l’évolution internationale du Cinématographe Lumière, dans le cadre de la transformation industriel à l’aube du XXe siècle. 

Marco Consolini est professeur en Histoire du théâtre à l’Institut d’études théâtrales de l’université Sorbonne Nouvelle. Ses travaux portent sur le théâtre français et européen du XXe siècle, avec une attention particulière adressée à l’histoire de la mise en scène, de la critique et des revues de théâtre. Il dirige, avec Sophie Lucet et Romain Piana, le Groupe de Recherche Interuniversitaire sur les Revues de Théâtre (GRIRT). Il a publié Théâtre Populaire (1953-1964). Histoire d’une revue engagée (IMEC, 1998) et édité le recueil italien de Roland Barthes, Sul teatro (Meltemi, 2002). Il a dirigé, avec Maria Ines Aliverti, l’édition des 7e et 8e volumes des Registres de Jacques Copeau, chez Gallimard : Les années Copiaus. 1925-1929 (2017) ; Les dernières batailles. 1929-1949 (2019).
Dans le cadre de sa délégation, il souhaite poursuivre et faire aboutir une enquête qu'il mène depuis plusieurs années et qui a pour titre « Le théâtre retrouvé d’Arsène Durec (1873-1930). Sur les traces d’un metteur en scène inconnu ». Fouiller à propos et autour de ce metteur en scène, qui n’a pas réussi à se faire une place dans le panthéon du théâtre français, revient à réinterroger au travers d’un parcours individuel (a fortiori à cause de son échec) un contexte général et collectif, celui de l’affirmation progressive de la « mise en scène moderne » au début du XXe siècle ; à questionner les modalités réelles de sa lente et difficile implantation (en tant que pratique artistique, mais aussi en tant que métier concret et encore plus comme identité socioprofessionnelle) dans le fonctionnement des théâtres de cette époque, en France. 

Isabelle David est maîtresse de conférences en Langue et Littérature latines à l’université de Montpellier Paul-Valéry. Elle mène des recherches sur le théâtre latin et, en particulier, la comédie palliata. Sa dernière publication porte sur le théâtre de Plaute et la part spectaculaire de la construction du personnage chez ce poète ; elle s’intitule La fabrique du personnage dans la comédie de Plaute. Étude sur le masque et la gestuelle (Presses universitaires Blaise-Pascal, 2025). 
Dans le cadre de sa délégation, le projet qu’elle met en œuvre porte sur l’inscription des spectateurs au sein même du texte de théâtre latin, dans les comédies de Plaute et de Térence et dans la tragédie de Sénèque. Il s’agit ainsi d’étudier la représentation que le texte de théâtre antique construit des spectateurs auxquels il est destiné.

Delphine Denis est professeure à Sorbonne Université, rattachée à l’UFR de Langue française. Elle est spécialiste du XVIIe siècle, en particulier des fictions narratives en prose (les romans baroques et les nouvelles), qu’elle aborde du point de vue de l’histoire des formes et des styles. À l’approche rhétorique qu’elle privilégie se joint une réflexion sur les conditions d’écriture et de circulation des écrits lettrés de cette période. Elle a réalisé plusieurs éditions critiques (Scudéry, Sorel, Urfé, Jouvancy), seule ou en collaboration, et consacré de nombreux travaux à la littérature galante – catégorie qu’elle a contribuée à mettre au jour (Le Parnasse galant, 2001) et dont elle étudie les réalisations et les enjeux socio-culturels.
Dans le cadre de sa délégation, son projet de recherche porte sur l’insertion des formules sentencieuses dans la prose romanesque du XVIIe siècle, examinées sous l’angle rhétorique, stylistique, et dans leur portée philosophique et morale. Elle préparera également un numéro de la revue Exercices de rhétorique consacré à la sentence, envisagée dans une diachronie longue (de l’Antiquité à la période contemporaine) et à partir de divers genres de discours.

Sandrine Dubouilh, architecte de formation, est professeure en Études théâtrales à l’université Bordeaux Montaigne, détachée depuis le 1er septembre 2020 comme professeure en Arts et Techniques de la Représentation. Ses recherches portent principalement sur la scénographie et l’histoire architecturale des théâtres (XIXe-XXIe siècles).
Dans le cadre de sa délégation, elle compte achever une recherche au long cours sur l’histoire des salles de spectacle du Trocadéro (1878, 1937, 1975, 2027). Elle souhaite également mettre à profit ce temps de recherche pour travailler sur le fonds ICO-ARC de la BnF Arts du spectacle dans lequel sont conservés de nombreux documents d’architecture.

Aude Fourel est cinéaste et maîtresse de conférences en Création artistique à l'Université Grenoble Alpes. Elle a été pensionnaire de l'Académie de France à Rome – Villa Médicis (promotion 2021-2022) en écriture filmique. Ses travaux de recherche et de création portent essentiellement sur les récits cinématographiques amateurs et les engagements anonymes, dans les replis silencieux de l'Histoire de la Méditerranée. Depuis trois ans, elle mène des recherches dans les archives photographiques, filmiques et sonores de la cinéaste militante Monica Maurer (1942) qui vit et travaille à Rome de longue date. Elle s'intéresse plus particulièrement aux années 1978-1982 quand Monica Maurer a filmé la lutte palestinienne au Liban. Elles ont initié ensemble un important chantier de numérisation, catalogage et étude de ses archives, en grande partie conservées à domicile.
Dans le cadre de sa délégation, Aude Fourel finalisera la rédaction d'un ouvrage sur ces archives inédites et portera un projet de dépôt des numérisations à la Cinémathèque Metropolis de Beyrouth. Cette mise à disposition des archives de Monica Maurer, dans la ville où elles ont été réalisées il y a près de 45 ans, sera l'occasion de la mise en œuvre d'un colloque en recherche-création, sur l'analyse de ces archives, la constitution d'une mémoire collective à partir de traces et de récits oraux et leur réappropriation dans divers champs des arts et des sciences humaines et sociales. Aude Fourel travaillera en partenariat avec la Cinémathèque de Beyrouth, l'Institut français du Proche-Orient et l’École française de Rome.

Claire Fourquet-Gracieux est maîtresse de conférences en Stylistique du français moderne à l’université Paris-Est Créteil, où elle a co-fondé le FEU (Festival Écrivaines à l’Université) qui en est à sa troisième édition. Elle mène des recherches en rhétorique et en stylistique, principalement sur des textes du XVIIe siècle. Après une thèse sur les Psaumes tournés en français entre 1650 et 1715, elle a tiré de ce corpus – des poèmes bibliques royaux – deux principaux fils pour en dérouler ensuite les pelotes : versification de la première modernité (textes littéraires et traités) et parole royale (fictionnelle et historique). Elle a dirigé plusieurs collectifs, en particulier le numéro d’Exercices de rhétorique (2025) consacré aux « Discours de reines », où historiens et littéraires se penchent sur des discours prononcés par des souveraines européennes des XVIe-XVIIIe siècles.
Dans le cadre de sa délégation, elle rédigera un ouvrage sur « la harangue royale sous toutes ses formes de Charles IX à Louis XV » qui saura se nourrir des travaux du séminaire RARE ; elle mènera à son terme la publication d’une anthologie des discours de souveraines européennes, et souhaiterait poser les premiers jalons de son projet collectif DIVA (Documenter et Imaginer les Voix d’Antan) avec les membres de l’UMR qui le souhaiteraient.

Claire Lechevalier est professeure en Littérature comparée à l’université de Caen Normandie (LASLAR-UR 4256) Ses travaux portent majoritairement sur l’histoire de la réception de l’Antiquité, du XVIIIe siècle à nos jours. Elle a rédigé ou codirigé plusieurs ouvrages sur l’histoire de la traduction, puis sur la réception critique, poétique, scénique et opératique des textes antiques, sur les scènes françaises et allemandes notamment. Par ailleurs, elle a codirigé avec Fabien Cavaillé deux programmes de recherche, autour des « Récits de spectateurs » et autour du « Baroque au présent ».
Dans le cadre de sa délégation, elle souhaite initier un projet – intitulé « Pourquoi l’Antiquité ? autour d’une impulsion fondamentale ? – sur le retour récurrent à l’antique abordé non pas en termes de « réception », de « transmission » ou d’« héritage », mais comme dynamique fondamentale, appréhendée en termes de gestes ou de pratiques, qui ne relèvent pas nécessairement du domaine savant et qu’elle se propose de penser à travers la notion d’« impulsion ».

Natacha Rimasson-Fertin est professeure en Littératures et Cultures des mondes germanophones à l’UGA (ILCEA4 – CERAAC). Qualifiée en sections 12 et 10, elle a publié la première traduction française intégrale et commentée des Contes pour les enfants et la maison des frères Grimm (José Corti, 2009, rééd. 2017). Spécialiste du conte européen et de littérature de jeunesse, ses recherches portent plus particulièrement sur les contes des frères Grimm, associant les approches comparatiste, traductologique et celles relevant de l’anthropologie culturelle.
Dans le cadre de sa délégation, elle travaillera sur le projet « Itinéraires européens d’un classique : Lire les Contes des frères Grimm hors d’Allemagne, du XIXe siècle à aujourd’hui. Pour une approche transculturelle des traductions », qui consistera à proposer pour la première fois une étude transversale et approfondie des traductions européennes du recueil des Grimm du XIXe siècle à nos jours. Il s’appuiera sur l’exploitation d’un nouvel outil d’alignement développé dans le cadre du projet ACR Grimm Tradalign (UGA / UNIL, 2023) et du projet IRGA ParaTAXE (2024-2025), avec des collègues des laboratoires Litt&Arts et LIDILEM de l’UGA, qui permettra une approche plus systématique et plus fine de ce corpus multilingue.

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Publié le 16 octobre 2026

Mis à jour le 6 novembre 2026