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Les membres du laboratoire Litt&Arts se déclarent solidaires avec les revendications légitimes des mouvements lycéen et étudiant et indigné·es par la brutalité de la répression et le niveau des violences policières.
Nous nous retrouvons pleinement dans les mobilisations contre la dégradation du service public et réclamons davantage de moyens pour un enseignement de qualité pour toutes et tous, de la maternelle à l’université.
Nous rappelons notre opposition de principe à toute forme de distanciel subi.
Nous réaffirmons notre opposition à l’instauration de frais d’inscription différenciés pour les étudiant·es étranger·es extracommunautaires. Cette mesure injuste, discriminante, crée une barrière financière à l’accès à l’université et porte atteinte au principe d’égalité de traitement. Elle met en péril la formation des futur·es chercheur·euses, fragilise l’écosystème de la recherche et le dynamisme des échanges du laboratoire. La recherche est internationale.
Nous réaffirmons par ailleurs les demandes suivantes :
- Un dialogue en confiance entre étudiant·es, personnels et instances de gouvernance de l’université faisant communauté.
- Des moyens durables, massifs et récurrents pour les universités et la recherche publique ; localement, la suppression des « frais d’infrastructure » qui grèvent les budgets des laboratoires. De plus, alors que nos locaux sont aujourd'hui inaccessibles 5 mois par an en raison du dérèglement climatique et de la vétusté, nous exigeons que nous soit garanti le droit d'exercer nos métiers dans des conditions matérielles vivables et dignes : des volets à nos fenêtres, la rénovation des huisseries en double-vitrage et du chauffage fonctionnel l'hiver.
- La création de postes statutaires et non contractuels, la déprécarisation et la revalorisation des personnels. Nous pensons en particulier au salaire des ATER (environ 1600 €), qui doit être revalorisé. La recherche n’a pas à être du travail gratuit.
- La fin de la dépendance aux appels à projets, qui ne peuvent pas se substituer aux dotations récurrentes nécessaires à la stabilité des équipes et qui renforcent la précarité.
- La fin de la sélection à l’entrée en licence et en master, suppression de Parcoursup et de Monmaster.
- La fin d’une logique concurrentielle à tous les niveaux.
Nous appelons l’ensemble de la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche à rejoindre les luttes en cours et à multiplier les actions de mobilisation pour s’opposer à la destruction en cours des services publics.
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