Lectures à vif, lectures actuelles
Ce livre réunit des analyses nouvelles sur les enjeux de la fragmentation et de la composition dans Jean Barois, et les archives d’une réception critique singulièrement attentive à l’originalité de ce roman.
Jean Barois participe de l’effervescence esthétique qui caractérise 1913, en multipliant les expérimentations formelles, telles que la composition hybride, l’art du collage, le régime dialogué, l’esthétique documentaire, les jeux typographiques et le style coupé. Chronique mélancolique du modernisme intellectuel, faisant l’inventaire de l’affaire Dreyfus, s’interrogeant sur la puissance des liens religieux, c’est aussi un roman de la conscience malheureuse, méditant sur l’identité perdue et la responsabilité impossible. Arracher des bribes au réel, pour constituer une masse puissamment vivifiante, capable de remémorer le passé et de porter le lecteur à approfondir sa propre conscience de soi, et cela dans une forme neuve, composite et expressive : l’ambition de Roger Martin du Gard a fortement retenu la critique contemporaine, et continue, cent ans plus tard, à nous requérir.

Ce livre réunit ainsi des analyses nouvelles sur les enjeux de la fragmentation et de la composition dans Jean Barois, et les archives d’une réception critique singulièrement attentive à l’originalité de ce roman.

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Auteurs Hélène Baty-Delalande et Jean-François Massol (éd.)
Éditeur Peter Lang
Date de parution 30 novembre 2016
ISBN 9783034321419
Nombre de pages 208
Format 15,4 x 22,3 cm