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Désireuses de travailler sous la direction de nos professeur·es et maîtres·ses de conférences HDR, trois doctorantes contractuelles ont rejoint l’UMR à la rentrée 2025. Faisons leur connaissance !
Déjà fortement impliquées dans le laboratoire, elles font toutes les trois partie du comité d’organisation, avec Koffi Félix Kouakou, de l'édition 2026 des Journées doctorales du laboratoire prévues les 20 et 21 mai prochains.
Afin de les mettre à l’honneur, cinq questions leur ont été posées sur leur recherche, leurs activités, leurs projets…
Quel est votre sujet de thèse ? Comment l’avez-vous choisi ?
Ma thèse, dirigée par Laurent Demanze, s’intitule « Micrographies contemporaines. Poétiques et subversions du détail dans la prose féminine du XXIe ». Pour le moment, elle porte sur des œuvres écrites par Leslie Kaplan, Maryline Desbiolles, Jane Sautière, Maylis de Kerangal, Joy Sorman et Hélène Gaudy.
L’orientation de mes recherches doit beaucoup aux cours de littérature contemporaine que j’ai suivis à l’ENS de Lyon et qui m’ont initiée aux enjeux de ce champ, que j’avais très peu abordés auparavant. Le choix du sujet s’inscrit quant à lui dans le prolongement de deux mémoires de recherche où j’ai pu amorcer l’étude de certaines problématiques du détail en contexte contemporain, chez des autrices comme Maylis de Kerangal et Hélène Gaudy, qui figurent désormais dans mon corpus de thèse.
Quelles ont été vos motivations pour candidater à Litt&Arts ?
C’est avant tout l’envie de travailler sous la direction de Laurent Demanze et de faire partie du centre É.CRI.RE qui a motivé ma candidature à Litt&Arts. Mon souhait de rejoindre le laboratoire, encouragé par d’ancien·nes doctorant·es, a aussi été nourri par la diversité des approches proposées et le dynamisme des projets organisés dont beaucoup dialoguent avec mes thématiques de recherche, comme la journée de recherche consacrée à Joy Sorman en octobre 2025.
Quel est le plus grand défi de votre doctorat ?
Si la temporalité resserrée de la thèse est un pari à relever pour la plupart d’entre nous je crois, mon plus grand défi tient aux multiples ancrages contemporains de mon doctorat : j’espère parvenir à garder un œil raisonné et alerte sur ce qui advient dans le paysage littéraire actuel, sans pour autant me laisser happer. Dans cette même optique, un autre enjeu de mon travail tient à l’élaboration rigoureuse d’un protocole de repérage du détail, autrement je risque de finir par en voir partout… !
Quelles autres activités assurez-vous en dehors de votre travail de recherche ?
En parallèle de mon travail de recherche, j’assure plusieurs enseignements à l’Université Grenoble Alpes en tant que vacataire. J’ai également eu le plaisir de rejoindre le bureau de l’association Litthésarts ainsi que le comité d’organisation de la onzième édition des Journées Doctorales du laboratoire Litt&Arts.
Comment envisagez-vous l’après-thèse ?
À l’issue de la thèse, j’envisage de poursuivre dans la voie de l’enseignement et de la recherche, à l’Université ou dans le secondaire.
Quel est votre sujet de thèse ? Comment l’avez-vous choisi ?
Ma thèse porte sur la manière dont les séries et le cinéma français de fiction travaillent avec les territoires montagnards pour en réinventer les représentations. Dirigée par Fabienne Costa (Litt&Arts, UGA) et Gwenaële Rot (CSO, Sciences Po), elle est à la croisée de l’esthétique et de la sociologie du travail. Ma thèse s’inscrit dans la continuité de mon mémoire de master qui a eu pour sujet les représentations des territoires alpins dans les films français sortis depuis 2010. J’y ai analysé les signes d’une mise en scène s’éloignant des imaginaires traditionnels de la montagne pour intégrer les dimensions environnementales et sociales de ces espaces. Au cours de cette étude, la dimension collective du travail de fabrication des représentations et du rapport aux territoires de l’audiovisuel est apparue comme un axe déterminant pour avancer dans la compréhension de ces glissements, ce qui m’a incitée à proposer un projet liant esthétique et sociologie.
Quelles ont été vos motivations pour candidater à Litt&Arts ?
La première motivation à candidater à Litt&Arts vient de la rencontre avec ma directrice de thèse. Au fil de la réflexion et de la rédaction du projet de thèse, les axes de recherche de Litt&Arts et les séminaires proposés ont résonné avec mon projet et ont confirmé ma motivation. L’environnement académique offert par l’Université Grenoble Alpes – au sein du laboratoire Litt&Arts bien sûr, mais aussi grâce à des programmes de recherche innovants comme le Labex ITTEM – est vraiment appréciable et motivant pour appréhender les différentes facettes de ma recherche.
Quel est le plus grand défi de votre doctorat ?
Le plus grand défi est sans doute d’ordre méthodologique : parvenir à articuler de manière cohérente des approches issues de l’esthétique et de la sociologie du travail de création. Cela implique de naviguer entre des corpus d’œuvres et des matériaux d’enquête (entretiens, observations), et de construire un dialogue pertinent. Ce défi est aussi ce qui rend la recherche particulièrement stimulante, en ouvrant des perspectives sur les rapports entre création audiovisuelle et territoires filmés.
Quelles autres activités assurez-vous en dehors de votre travail de recherche ?
Je fais partie du comité d’organisation des prochaines Journées doctorales du laboratoire, ce qui me permet d’acquérir une première expérience d’organisation d’événement scientifique, et constitue une belle occasion de mener un projet avec d’autres doctorants. Ces journées sont ouvertes à l’ensemble de la communauté des Sciences Humaines et Sociales, mais aussi à l’ensemble de la société civile intéressée par nos pratiques de recherche.
Comment envisagez-vous l’après-thèse ?
Après la thèse, je souhaite m’orienter vers l’enseignement supérieur et la recherche. Mes précédentes expériences professionnelles en établissements d’enseignement supérieur, notamment en école de cinéma, ont joué un rôle important dans cette orientation. Cet intérêt pour l’enseignement fait ainsi partie de mes motivations à entreprendre un doctorat, outre mon intérêt pour la recherche.
Quel est votre sujet de thèse ?
Ma thèse porte sur la relation aux défunts, en prenant le parti de sortir d'une perspective interindividuelle pour se consacrer à l'analyse de récits mettant en scène un rapport collectif aux morts. En effet, un nombre important d'ouvrages s'empare aujourd'hui de l'imaginaire du genre épique ou du tombeau pour représenter, et penser au travers de la fiction, la relation des communautés à leurs disparus. Mon hypothèse est que la mobilisation de ces héritages littéraires fait résonner dans les œuvres des enjeux contemporains, en interrogeant à la fois l'invention de nouvelles formes de ritualité et la fabrique des communautés sur fond d'effacement ou de renégociation de notre rapport aux morts. C'est pourquoi il s'agira d'articuler une lecture attentive des textes de Diaty Diallo, Mathias Énard, Maylis de Kerangal et Louise Bentkowski à des enjeux de poétique et d'histoire littéraire, ainsi qu'à des réflexions anthropologiques, philosophiques ou historiques, pour penser aussi bien l'écriture de la violence et du soin, l'entrelacs des récits et des êtres, que la relation entre rite et littérature.
Comment l’avez-vous choisi ?
J’avais un certain attrait pour la question de l’épique du fait de sa dimension politique et de sa résonance mythologique mais cela ne constituait pas une question de recherche. C’est la mobilisation de cette référence dans des récits traitant du rapport des communautés à leurs défunts qui a finalement attiré mon attention. Je pouvais grâce à elle opérer un déplacement : ne pas traiter en priorité des récits de deuil individuel mais m’intéresser à la façon dont la littérature contemporaine pense notre rapport collectif aux morts et réinvente, s’approprie, des rites funéraires anciens.
Quelles ont été vos motivations pour candidater à Litt&Arts ?
Je suis arrivée à Grenoble pour ma troisième année de licence de lettres durant laquelle j’ai pu assister au cours de Laurent Demanze. Mon mémoire de master a été dirigé par ce dernier et j’avais à cœur de poursuivre en thèse avec quelqu’un en qui j’avais déjà confiance. Lors de mon master j’avais également eu l’occasion de suivre les séminaires des centres de recherche ÉCRIRE et CHARNIÈRES, ce qui m’a confortée dans mon désir de faire de la recherche et a suscité l’envie de m’intégrer à l’équipe de Litt&Arts. Plus largement, le choix de ce laboratoire est pertinent au regard de mon sujet car il réunit à la fois plusieurs spécialistes de la littérature française contemporaine (Maud Lecacheur, Laurent Demanze, Lucie Amir) et des chercheuses qui se sont penchées sur les modes d’actualisation des épopées (Delphine Rumeau, Agathe Salha, Florence Goyet).
Quel est le plus grand défi de votre doctorat ?
La composition du corpus risque de me poser des difficultés dans la mesure où ce dernier allie des textes portant sur la mémoire des conflits à des récits dont l’ancrage est plus quotidien, où la mort peut s’avérer brutale mais ne s’inscrit pas dans un contexte de violence extrême. De même, il me faudra trouver le bon équilibre entre un corpus primaire que j’analyse de façon approfondie et un corpus secondaire qui servirait davantage à étayer, nuancer et élargir mes conclusions. Sur un plan davantage personnel mon défi est certainement de gagner en efficacité dans mon travail d’écriture.
Quelles autres activités assurez-vous en dehors de votre travail de recherche ?
J’ai repris le poste de secrétaire de l’association Litthésarts qui appuie les événements scientifiques organisés par les doctorants du laboratoire, et a pour vocation de favoriser les liens entre ces derniers. Je fais également partie du comité d’organisation des Journées doctorales avec Élise Clerteau, Koffi Félix Kouakou et Mathilde Gansemer.
Comment envisagez-vous l’après-thèse ?
J’aimerais poursuivre mon activité de recherche, mais les postes sont rares au sein de l’Université. Je me réorienterais donc plus probablement vers l’enseignement secondaire pour exercer le métier de professeure de français ou de documentaliste.
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