Présentation
L’axe 1 « Nouvelles philologies » a pour objectif d’interroger le geste philologique contemporain dans ses méthodes comme dans ses finalités.
L’axe 1 se structure désormais autour de trois programmes : programme 1 « Lexicographie et lexicologie » ; programme 2 « Manuscrits, génétique et éditions de texte » ; programme 3 « Rhétorique ». En résonance avec l’identité de l’UMR, ils occupent un empan chronologique large, depuis l’indispensable recours à l’étude des textes antiques jusqu’aux recherches sur les manuscrits contemporains.

Au travers des trois programmes se dégagent des préoccupations convergentes : le choix de caractériser les corpus via une approche pragmatique, stylistique et rhétorique, qu’il s’agisse par exemple de l’étude de la correspondance ou des genres adressés ; la volonté de rendre accessible un savoir ancien sur la langue, depuis les dictionnaires et lexiques jusqu’aux traités de rhétorique ; l’interrogation sur les contours des genres littéraires par des méthodes complémentaires comme la génétique textuelle, la rhétorique et la grammaire.

L’axe 1 a également pour particularité de combiner les recherches philologiques avec un fort questionnement sur les usages et fonctionnalités du numérique en lien avec les objets traités : analyse exploratoire des données textuelles pour le repérage d’unités phraséologiques spécifiques caractéristiques d’un genre littéraire ou d’un type de discours ; réflexion sur les protocoles éditoriaux (transcription de textes et manuscrits) ; travail sur les modes de visualisation des données (présentation synoptique ; structuration en graphes, colonnes, etc.).
 

Projets de recherche

Programme 1 « Lexicographie et lexicologie »

Le projet s’inscrit dans une démarche associant linguistique de corpus outillée et études médiévales. Il a pour but de produire des données numériques originales en étudiant les constructions lexico-syntaxiques récurrentes et les phraséologismes dans les textes d’ancien et de moyen français. Il montrera ainsi le développement ou la disparition en diachronie des formules lexico-syntaxique relevées, en établissant les effets de continuité à travers différentes périodes du français. Il se développera en deux volets :
 
  • collecte des données pour les intégrer dans la base de données du logiciel de fouille et extractions. La base de données du Lexicoscope, outil d’extraction des séquences phraséologiques fondé sur des corpus arborés (Kraif, 2016), sera ainsi enrichie de textes médiévaux ;
  • analyse des données récoltées qui s’axera autour de deux objets :
    • unités phraséologiques structurant le texte et permettant une caractérisation générique des romans médiévaux ;
    • constructions pragmatiques récurrentes qui sont impliquées dans les rituels sociaux langagiers.
Cette recherche présente un caractère innovant car elle se situe au carrefour de plusieurs disciplines :
 
  • au plan linguistique, elle permet de mieux comprendre l’histoire de la langue, l’évolution sémantique et syntaxique des séquences phraséologiques et d’opposer en particulier l’évolution des séquences lexico-syntaxiques employées en récit et celle des séquences employées en discours ;
  • au plan stylistique, elle permet d’appréhender les effets d’écriture tant au niveau de la phrase qu’au niveau de l’organisation du récit ;
  • au plan narratif, elle permet de repérer l’appartenance d’un texte à un genre narratif par son emploi privilégié d’un lexique spécifique.

Il est né de la convergence de recherches développées dans le cadre d’une action COST (European Network for e-Lexicography ENeL Cost Action IS1305 – groupe de travail n° 4 sur les variations lexicales). Une équipe de quinze chercheurs internationaux, animée par les professeurs Geoffrey Williams (Litt&Arts) et Alina Villalva (Universidade de Lisboa), et par le Dr Chris Mulhall (Waterford Institute of Technology).

Le projet s’intéresse aux variantes lexicales et à l’évolution diachronique des éléments de désignation du paysage (collines, bois, champs, plantes et les arbres, couleurs, etc.) à travers un important panel de langues européennes.

Le projet Landlex regroupe un ensemble de recherches lexicographiques sur le paysage.
Le projet TLMA (Terre et Lettres au Moyen Âge) prend la suite du projet NAMA (Nommer les Arbres au Moyen Âge) développé en 2018-2019 dans le cadre de l’appel à projet « Démarre SHS ! ». Il proposera une plateforme de l’agronomie médiévale (bibliographies, lexique, corpus de textes, perspectives européennes par la question de la circulation des textes et des savoirs et par l’étude des traductions). Le prochain contrat quinquennal verra l’approfondissement du travail sur l’arbre et le lancement d’un nouvel axe de recherche sur les herbes au Moyen Âge.

Programme 2 « Manuscrits, génétique et éditions de textes »

Ce projet pluriannuel international (mené au sein du Consortium « Proust21 » et avec la collaboration de plusieurs institutions patrimoniales tant américaines que françaises) a pour objet l’éditorialisation des documents originaux et l’édition critique au format numérique (transcription, indexation, annotation critique, hyperliens vers des ressources contextuelles), en français et en anglais, de la correspondance de Marcel Proust dispersée dans le monde entier, ainsi que l’intégration progressive des lettres inédites refaisant surface. Il s’agit donc, à la fois, de constituer un corpus unifié et évolutif, rassemblant dans un même espace numérique des documents dispersés dans le monde entier ; de corriger les erreurs d’établissement du texte, de datation ou d’attribution des éditions précédentes ; de proposer une annotation innovante adaptée aux pratiques de recherche induites par le numérique ; d’élaborer des outils de recherche textuelle ou contextuelle rendus possibles par – et alimentant en retour – le développement de la philologie numérique.

La plateforme d’édition, ouverte depuis novembre 2018, verra l’amélioration des fonctionnalités de balisage et de recherche avancée sur les métadonnées du corpus (index, recherches croisées, etc.) ainsi que le développement d’outils de fouille textuelle adaptés à l’exploitation de corpus épistolaires. L’enrichissement du travail éditorial est également prévu à raison de 200 lettres/an.
CorrProust : Édition numérique de la Correspondance de Marcel Proust
Le projet ENCHRE a pour ambition de mettre à la libre disposition du public une ressource conçue en fonction des multiples enjeux (biographique, historique, génétique, générique, etc.) qui en font l’intérêt : de fait, les milliers de notes rédigées par Régnier, durant un demi-siècle (1887-1936), dans le huis clos d’une écriture pour soi, ne fournissent pas seulement un témoignage éminemment précieux sur la vie littéraire, artistique et mondaine de l’époque (des années symbolistes à l’entre-deux-guerres) ; elles se recommandent encore à l’attention du poéticien par leur statut éminemment problématique, au point de rencontre entre l’écriture au fil des jours du diariste, le recueil de pensées détachées et le carnet d’esquisses ; leur mise au jour est également susceptible de contribuer à renouveler profondément l’étude d’une œuvre dont elles constituent la matrice intime et secrète.

Le choix d’une édition numérique (et le protocole d’encodage élaboré) permet de proposer en parallèle deux transcriptions distinctes et complémentaires : d’une part, une transcription semi-diplomatique des manuscrits originaux – eux-mêmes accessibles via des liens vers les bibliothèques numériques de la BnF et de l’Institut de France – visant à en restituer aussi fidèlement que possible les caractéristiques matérielles (à donner à voir un objet en même temps qu’elle donne à lire un texte) ; de l’autre, une transcription linéarisée et corrigée conçue pour en améliorer – voire pour en rétablir – l’intelligibilité. Il s’agit ainsi de concevoir un outil polyvalent, en adéquation avec la diversité des usages et des usagers potentiels.

L’objectif est également de favoriser la valorisation et l’exploitation du corpus par la constitution d’un appareil analytique et d’un gisement riche de métadonnées conçus en cohérence avec les axes de recherche identifiés. L’accent sera mis tout particulièrement sur le repérage des multiples relations intratextuelles (du réemploi manifeste à la simple résonance) entre ces notes pour soi et les œuvres publiées du vivant de l’auteur.
L’important corpus de presse intitulé les Mémoires secrets (attribués – à tort – à Bachaumont), constitué de 36 volumes publiés de 1777 à 1789 et couvrant toute la seconde moitié du siècle (1762-1788), est une chronique contestataire (pro-parlementaire) bien informée qui permit la diffusion de la philosophie des Lumières, de la littérature clandestine, du matérialisme, des différents courants du déisme et de l’antichristianisme. Ce périodique montre comment la philosophie des Lumières, dont elle se réclame dans un Avertissement liminaire, s’incarne dans une littérature et dans une culture.

Le projet interdisciplinaire d’édition mené par une équipe d’une trentaine de chercheurs internationaux a été initié il y a une quinzaine d’année au sein de l’UMR LIRE et poursuivi au sein de la nouvelle UMR Litt&Arts. Deux séries de volumes (5 volumes) ont d’ores et déjà été publiées chez Champion. Le contrat quinquennal visera l’achèvement des deux séries restantes ainsi que la valorisation scientifique de ces éditions par le biais d’une journée d’étude ou d’un colloque.
L’écrivain Jean-Philippe Toussaint a confié en 2015 à l'UMR Litt&Arts l’ensemble des brouillons de son quatrième roman, La Réticence (Minuit, 1991), à des fins d’étude, de mise à disposition en ligne et de valorisation par la création.
Numérisés par le SID (Service Interuniversitaire de Documentation), les 2700 feuillets de tapuscrit comportant une abondante annotation manuscrite sont désormais consultables sur le site du Projet Réticence et peuvent être transcrits à l'aide de la plateforme de transcription contributive TACT (Transcription et Annotation de Corpus Textuels).
Ce site et cette plateforme ont été élaborés par l'équipe ELAN avec le double objectif de faciliter les études génétiques, stylistiques, littéraires d’un roman qui occupe une place à part dans l’œuvre de Jean-Philippe Toussaint et de permettre une appropriation ludique et créative des brouillons.
Ils ont été présentés, ainsi que les premiers résultats de recherche, en juin 2019 lors du colloque organisé à Bordeaux : « Lire, voir, penser Jean-Philippe Toussaint ». Une journée d'étude a été organisée à Grenoble les 16 et 17 octobre 2019 à la Maison de la Création et de l'Innovation en présence de l’écrivain pour un bilan d'étape.
Le prochain quinquennal verra le développement des actions engagées dans deux directions qui placent le Projet Réticence à l’intersection de l’axe 1 et du centre ÉCRIRE : le volet philologique, via la constitution de l’édition numérique des brouillons, sera prolongé, dans le cadre du centre ÉCRIRE, par une réflexion sur l’implication de l’écrivain aux côtés des chercheurs et sur les postures suscitées par des dispositifs comme la publication des archives, leur mise à disposition pour de nouvelles créations ou encore les résidences d’écrivains.
L'objectif est d'élargir la communauté des chercheurs, étudiants et lecteurs de Jean-Philippe Toussaint impliqués, d'une manière ou une autre, dans l'édition et l'exploitation de ce fonds : personnes participant à la transcription des manuscrits, mise en place d'activités ludiques et/ou pédagogiques autour des brouillons (en collaboration avec l'auteur et en lien avec sa communauté internet), mise en place d'événements favorisant les approches interdisciplinaires autour des brouillons.
L’écrivain Jean-Philippe Toussaint a confié en 2015 à l'UMR Litt&Arts l’ensemble des brouillons de son quatrième roman, La Réticence (Minuit, 1991), à des fins d’étude, de mise à disposition en ligne et de valorisation par la création.

Programme 3 « Rhétorique »

Les préoccupations génériques sont au cœur de la création littéraire et artistique. Toute œuvre travaille à se définir une place sur la scène culturelle de son temps. Ne pas être capable d’énoncer explicitement ses traits définitionnels n’implique pas qu’ils n’existent pas. Plus que les genres, ce sont en fait les productions qui sont labiles : elles jouent sur les déterminations typologiques et pratiquent des interférences, contribuant ainsi à modifier le contour et le contenu des catégories. D’où l’intérêt sans cesse renouvelé, depuis les débuts de la théorie littéraire, pour les principes de classification des œuvres, qui trouve lui-même à se réaliser par des modes d’approche variés.

Il s’agit ici de voir les mécanismes à l’œuvre dans l’écriture des genres. Le projet mobilise toutes les disciplines relatives à la production du discours, anciennes ou modernes. La poétique et la rhétorique permettent notamment d’envisager le versant normatif de l’activité d’écriture, c’est-à-dire le rapport des œuvres aux prescriptions ou aux recommandations des théoriciens. La linguistique pragmatique questionne à l’occasion l’aspect communicationnel de l’acte d’actualisation que fait un auteur quand il reprend, modifie ou invente un genre. L’histoire de la langue est susceptible de révéler le rôle du contexte linguistique dans cette démarche. La stylistique des genres renseigne sur les traits de caractérisation des différentes catégories. Multiples sont donc les biais pour éclairer la façon dont un ou plusieurs genres s’écrivent.

Les premières activités programmées ont vocation à ouvrir des pistes. Elles portent essentiellement sur la période allant du XVe au XVIIIe siècle, moment où s’inventent de nombreux genres, dont certains sont restés canoniques et d’autres ont fini par tomber en désuétude. De nouveaux objets et d’autres méthodes sont appelés à voir le jour par la suite. Les collaborations nouées entre spécialistes de différents domaines de Litt&Arts et avec d’autres centres, laboratoires ou équipes permettront d’enrichir par différents biais, notamment numériques, l’approche critique du texte.
Il s’agit ici de voir les mécanismes à l’œuvre dans l’écriture des genres. Le projet mobilise toutes les disciplines relatives à la production du discours, anciennes ou modernes.
Trois commentaires rhétoriques ont pu être attribués à un même auteur, Marco Antonio Ferrazzi (1661-1748), portant sur les discours de Tite-Live, sur l’Énéide, et enfin, plus tardivement, sur les Discours de Cicéron. Dans tous ses textes, Ferrazzi fait constamment référence à l’édition grecque et latine de la Rhétorique d’Aristote publiée en 1689 aux Presses du Séminaire de Padoue. À partir de ce cas a été créée la base Schola Rhetorica qui a vocation à s’enrichir de nouveaux textes et commentaires.

La base Schola Rhetorica contient quatre types de ressources :
 
  • textes primaires (dans la version expérimentale : Virgile, l’Énéide ; pour le quinquennal à venir, ajout des discours de Tite-Live et de Cicéron) ;
  • analyses rhétoriques détaillées des 180 discours de Tite-Live et de certains de Cicéron (par le même rhétoricien padouan, Ferrazzi 1694, que pour les 80 discours de l’Énéide) ;
  • traités de rhétorique (Aristote, Rhétorique ; J.-B. Crevier, 1767, éd. intégrale). Vont s’ajouter très bientôt Quintilien, Institution oratoire dans une trad. 1718, et Jouvancy, Candidatus rhetoricae, 1710 ; puis Vossius, Rhetorices contractae…, etc.) ;
  • fiches issues du glossaire des termes de rhétorique.
 Les interfaces de la base ont été pensées pour matérialiser différents types de relations entre les textes : par exemple, un commentaire peut commenter un texte primaire en se référant à un traité de rhétorique, et en utilisant un terme présent dans le glossaire. Tel paragraphe d’un traité discute tel terme du glossaire.

Le projet conduit donc une réflexion à plusieurs niveaux. Il s’agit :
 
  • d’explorer les relations entre texte commenté et commentaire ; entre un ensemble de commentaires d’un même texte ; entre un commentaire et un ensemble théorique de notions ;
  • de concevoir les usages et parcours opérés par les utilisateurs de la base tout en y apportant des solutions technologiques.
Les types de discours rhétoriques dans les genres adressés (XVe-XVIIIe siècles)
Ce projet s’inscrit dans la continuité des travaux du centre RARE portant sur les types de discours rhétoriques. Il exploite et approfondit les résultats de recherche obtenus dans le cadre des séances du séminaire mensuel, de plusieurs numéros de la revue Exercices de rhétorique et des deux colloques internationaux organisés à Grenoble en 2014 et en 2015. En adoptant une logique sérielle et en travaillant dans une diachronie large, l’objectif est de renouveler l’analyse de textes relevant de différents genres adressés (notamment la poésie courtisane et l’écriture épistolaire) afin d’étudier la manière dont ces textes mobilisent et réinvestissent des types de discours rhétoriques aussi usuels que standardisés.
Partant du constat que les types de discours rhétoriques, tels qu’ils sont théorisés par les ouvrages de rhétorique en latin ou en vernaculaire, constituent des moules de pensée et d’expression partagés par tous les locuteurs de l’époque, il s’agit de mettre au jour ce qui, dans les genres adressés, relève de pratiques culturellement normalisées, socialement ritualisées et rhétoriquement codifiées. Il n’est cependant pas question de réduire les textes aux cadres et aux dispositifs préexistants. Raisonner en termes de variations à partir de modèles théoriques permet justement de prendre la mesure des marges de manœuvre considérables dont disposent en réalité les locuteurs. En effet, ceux-ci n’hésitent pas à s’approprier, au gré de leurs besoins, des types de discours rhétoriques qui, pour être conventionnels, n’en restent pas moins ouverts aux expérimentations individuelles (réorientations pragmatiques, innovations stylistiques et formelles, réarrangements compositionnels, sélection et dosage des arguments).
Le travail consiste donc à explorer méthodiquement des séries de textes appartenant à divers genres adressés à la lumière des préceptes et des exemples fournis aussi bien par les traités de rhétorique du XVe au XVIIIe siècle (parmi lesquels Scaliger, Vossius, Caussin, Pajot, Pelletier) que par les manuels d’art épistolaire (dont ceux de Negro, Fabri, Érasme, Voellus, Junius, Puget de La Serre, Jacob, Milleran, Richelet). En examinant des protocoles qui circulent et évoluent d’un auteur, d’un milieu, d’une époque ou d’un genre à l’autre, le but est de révéler des continuités là où l’histoire littéraire n’a souvent retenu que des ruptures.

Avancement

Le projet repose sur l’organisation annuelle d’un séminaire et d’un colloque international autour de l’un des types de discours que répertorie la tradition rhétorique.
L’année 2020-2021 était consacrée à la rhétorique de la requête. En une année d’existence, le projet a donné lieu à :
  • 1 séminaire de 5 séances
  • 1 colloque international (15 participants)
  • 1 ouvrage collectif à paraître : Rhétorique de la requête (XVIe-XVIIe siècles), dir. Ellen Delvallée et Cécile Lignereux, Classiques Garnier, coll. « Rencontres – Rhétorique, stylistique, sémiotique », à paraître en 2022.
  • la constitution d’un réseau international de chercheurs autour des types de discours rhétoriques
 
L’année 2021-2022 sera consacrée à la rhétorique du remerciement. À nouveau, sont prévus un séminaire (de septembre 2021 à janvier 2022) et un colloque international (en juin 2022).
 
Mis à jour le 30 avril 2021