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Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

L’invective à la croisée des discours (XVe-XVIIe siècles)

Journée d'étude Axe 1 - Programme 2 Savoirs et pratiques, Centre RARE, Recherche Le 25 septembre 2026
Complément date

9h00 - 17h00

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Maison de la Création et de l'Innovation (MaCI)
339 av. Centrale
Salle 320 DAHU

Cette journée d'étude, qui s'inscrit dans la continuité des travaux menés dans le séminaire “Variatio”, a pour vocation d'éclairer les différents aspects et enjeux que revêt le recours à l'invective dans des écrits adressés du XVIe au XVIIe siècle.

Si elle a déjà fait l’objet de plusieurs travaux sur des périodes étendues, l’invective continue de questionner dans le domaine de la rhétorique. Elle est absente des traités de l’Antiquité et, dès la fin du XVIe siècle, elle disparaît des manuels épistolographiques, qui ont pourtant pour vocation de traiter de tous les types de discours. Entretemps, elle connaît différentes définitions et illustrations dans les artes dictaminis et autres traités épistolographiques au tournant des XVe et XVIe siècles. L’invective semble, de fait, poser problème aux rhétoriciens à plusieurs égards.

D’une part, l’hésitation est constante et souvent explicite quant à sa classification parmi les grands genres de discours, entre démonstratif et judiciaire, voire entre type de discours ou séquence discursive au sein d’un autre type de discours. D’autre part, en termes de pragmatique, l’invective semble osciller entre échange interpersonnel et appel à un tiers faisant office de juge. Sa fin semble également varier selon les exposés théoriques, entre un reproche véhément avec ou sans l’attente d’une réparation, la réponse à un outrage subi, d’ordre matériel ou strictement intellectuel. Même le ton et le style de l’invective font l’objet d’incertitudes : si elle se caractérise bien par sa véhémence, il convient de la tempérer autant pour des raisons éthiques (ne pas passer pour un orateur forcené) que pour des raisons morales (nul pédagogue ne saurait pleinement indiquer à ses élèves de recourir à la médisance).

Du XVe au XVIIe siècles, la tradition universitaire des artes dictaminis est progressivement remplacée par des manuels de pédagogie humaniste (tels ceux d’Érasme ou de Juan Luis Vivès) puis par des secrétaires venus d’Italie, qui préfigure une riche tradition de traités épistolographiques. Se pose alors de façon éclatante la question de la place et de la finalité de l’invective, en même temps que ses hommes de lettres s’interrogent sur les fonctions et modèles de l’art oratoire récemment redécouverts et repensés. Fenêtre sur une période en plein bouleversement, l’invective fait figure de cas d’école pour sonder les aspects pratiques (dans les écrits des orateurs, historiens, poètes, dramaturges, romanciers, etc.) de ce moment particulier de l’histoire de la rhétorique.

Pour toutes ces raisons, la journée d’étude sera consacrée à l’invective des XVe et XVIIe siècles, période où ses problématiques semblent condensées. Sans exclure toute interrogation d’histoire de la rhétorique du Moyen Âge à la fin de l’Ancien Régime, le choix est assumé de limiter l’étude de ce type de discours à une époque précise, riche d’expérimentations et de bouleversements, afin de faire davantage la part de ce qui relève de positionnements conceptuels singuliers des écrivains ou d’une évolution culturelle plus large, sans se limiter à la confrontation des rhéteurs entre eux. À travers différentes études de cas tirées de corpus variés (par leur genre, langue, support, date de composition), il s’agit de voir quelle tradition de l’invective imaginent les écrivains, quelles stratégies sont déployées dans le discours d’invective et par l’emploi de l’invective, et en quoi cela précise, en retour, l’histoire des pratiques rhétoriques.

En pratique

Cette journée est organisée en présentiel, mais un suivi à distance est possible : lien Visio.

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Contact

ellen.delvalleeatuniv-grenoble-alpes.fr (Ellen Delvallée)

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Soutenance de thèse d'Alexis Pignol – Lettres et arts spécialité littératures française et francophone

Soutenance Centre É.CRI.RE Le 18 juin 2026
Complément date

14h00

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Maison de la Création et de l'Innovation (MaCI)
339 av. Centrale
Salle 002

“Nous avons aimé la Russie” : le tropisme russe de la littérature contemporaine française

Résumé

« Nous avons aimé la Russie », écrivaient récemment Olivier Rolin et Jean-Christophe Bailly en guise d’adieu à un pays où ils n’avaient cessé de se rendre pendant près de trente ans. Ce travail repose sur l’hypothèse suivante : de l’effondrement de l’URSS à l’invasion de l’Ukraine, un véritable appel d’air a attiré les écrivaines et écrivains français vers l’Est. D’Emmanuel Carrère à Antoine Volodine, en passant par Michel Chaillou, Nastassja Martin, Maylis de Kerangal, Emmanuel Ruben, Anne Brunswic, Christian Garcin ou Mathias Énard, toutes et tous ont écrit sur – ou depuis – la Russie. Présente tout à la fois à travers des corpus déjà reconnus et d’autres plus discrets, parfois objet d’un seul livre, parfois territoire structurant d’une œuvre, elle apparaît comme un lieu décisif de la littérature française. Si elle se donne comme un véritable espace critique, c’est qu’elle sollicite et déplace certaines projections et pratiques littéraires : au contact de vies autres et dans le voisinage d’une langue étrangère, les écrivains y expérimentent des subjectivations alternatives, en terrain russe ; ils se confrontent aussi à une tradition littéraire intimidante, entre prestige du « roman russe » et figures majuscules comme Pouchkine, Dostoïevski ou Tchekhov. À ce miroir se pensent certaines inflexions génériques majeures du contemporain. Ce tropisme russe tient également bien souvent d’une fascination géographique, marquée par l’ouverture d’un espace qui jusque-là apparaissait d’accès restreint et limité. De l’expérience de la wilderness au mythe ferroviaire et poétique du Transsibérien, les écritures contemporaines de la Russie interrogent alors projections orientalistes, imaginaires de l’ailleurs et leur figuration littéraire en contexte postcolonial. Cet appel géographique n’occulte toutefois pas l’inquiétude historique et politique que matérialisent au présent les vestiges de l’Union soviétique. Si les écrivains contemporains assument des attachements différents, parfois opposés, à la promesse qu’a incarnée Octobre 1917, écrire la Russie après 1991 revient souvent pour eux à méditer l’héritage du XXe siècle, à ressasser ses espoirs comme ses détresses. À la manière d’historiens benjaminiens, ils consignent alors une mémoire vaincue, dont certains tentent de réactiver, par-delà l’échec, la charge émancipatrice.

Composition du jury

  • Laurent DEMANZE, Professeur, Université Grenoble Alpes, Directeur de thèse
  • Dominique RABATÉ, Professeur, Université Paris Cité, Examinateur
  • Isabelle DESPRÉS, Professeure, Université Grenoble Alpes, Examinatrice
  • Aurélie ADLER, Maîtresse de conférences, Université de Picardie Jules Verne, Rapporteure
  • Jérémie MAJOREL, Professeur, Université Paris Nanterre, Rapporteur
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Directeur de thèse

Laurent DEMANZE
Litt&Arts, centre É.CRI.RE

Le film en morceaux : rôles et usages des rushes au cinéma. Pratiques, archives et histoire

Journée d'étude Centre CINESTHEA, Recherche Le 16 juin 2026
Complément date

9h00 - 17h00

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Maison de la Création et de l'Innovation (MaCI)
339 av. Centrale
Salle de cinéma - SonImage (2e étage)

Co-organisée par Claire Allouche et Vanessa Nicolazic (Litt&Arts), et Rémy Besson (Université de Montréal), cette journée sera l’occasion de faire dialoguer chercheur·ses et professionnel·les des institutions patrimoniales autour d’un objet pluriel et labile.

Dans le processus de fabrication cinématographique, la notion de rushes désigne l’ensemble des prises de vues et de son tournées – développées et tirées, à l’époque, de l’argentique – pour être diffusées à l’équipe puis montées. À l’achèvement d’un film, les rushes image et son représentent un rebut dont le volume – plus ou moins abondant selon le contexte de production – peut difficilement faire l’objet d’une conservation systématique par les cinémathèques et autres centres d’archives. Quelques rares exceptions existent néanmoins, souvent pour des films et des cinéastes qui ont marqué l’histoire du cinéma (notamment Amos Gitaï, Claude Lanzmann, Robert Kramer ou encore Raoul Ruiz).

Cette journée d’étude sera l’occasion de faire dialoguer chercheur·ses et professionnel·les des institutions patrimoniales autour d’un objet pluriel et labile : quels problèmes méthodologiques, écologiques et économiques pose la conservation des rushes images et son, en fonction des supports (argentique, analogique, numérique) et des époques ? Qu’en est-il des archives de films non professionnels (amateurs, militants, scientifiques, industriels) ? Quelles perspectives l’étude des rushes ouvre-t-elle tant du point de vue des pratiques cinématographiques que de l’histoire du cinéma (voire de l’histoire tout court) ?

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Contacts

claire.alloucheatuniv-grenoble-alpes.fr (Claire Allouche)
vanessa.nicolazicatuniv-grenoble-alpes.fr (Vanessa Nicolazic)
Rémy Besson (Université de Montréal)

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Le programme (provisoire)

Partenaire

Laboratoire CinéMédias (Université de Montréal)

Expériences de la création – Journée de l’Axe 3

Journée d'étude Axe 3, Recherche Le 15 juin 2026
Complément date

9h00 - 17h30

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Maison de la Création et de l'Innovation (MaCI)
339 av. Centrale
Salle 211

Organisée par Julie Valero, cette journée sera consacrée aux projets rattachés à l'Axe 3.

La journée annuelle de l’axe « Expériences de la création » a vocation à mettre en visibilité les projets des chercheur·euses associé·es à l’axe, qu’il s’agisse de projets qui débutent (Débuts), de bilans sur des projets qui se terminent (Retours), ou de reprises de communications présentées dans l’année dans d’autres cadres scientifiques (Reprises). 

Elle est ouverte à tous et toutes.

Une peinture abstraite colorée

Contact

julie.valeroatuniv-grenoble-alpes.fr (Julie Valero)

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Approche expérimentale, atelier créatif

Séminaire Centre ISA, Le sensible dans la recherche aujourd’hui Le 28 mai 2026
Complément date

10h30 - 12h30

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Bâtiment Stendhal
Salle des Actes (aile Z, RdC)

Séminaire du centre ISA : “Le sensible dans la recherche aujourd’hui” – séance 6

Les étudiant·es de Master du parcours Comparatisme, Imaginaire et Socio-anthropologie viendront poursuivre et approfondir les réflexions qu’ils ont proposées par groupes lors de la journée des Cisastériales. 

La séance, organisée en extérieur, prendra dans un premier temps la forme d’une démarche expérimentale collective de pratique artistique à partir du vivant (selon un protocole conçu « à la manière de »). Il s’agira de réitérer l’expérience proposée par l’artiste Tipoume dans Le Poids de la mésange. Dans notre interprétation, cette démarche consistera à marcher en portant une attention particulière à des éléments du milieu naturel évoquant le poids d’une mésange. L’enjeu sera ainsi d’interroger l’art comme mode d’attention, mais aussi comme modalité de présence sensible au monde et au vivant.

Dans un second temps, les échanges permettront de revenir sur les enjeux méthodologiques et épistémologiques soulevés par cette approche expérimentale, qui nous aura engagé·es dans une réflexion in situ. Nous examinerons ainsi la manière dont échanges intellectuels se trouvent façonnés par les milieux que nous traversons ainsi que par notre façon de nous y mouvoir. 

Référence bibliographique : SOREL GUÉRIN Ysé, « Les artistes et l’Anthropocène », Itinéraires, 2024-1.

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Contacts

chloe.dudoignonatuniv-grenoble-alpes.fr (Chloé Dudoignon)
Isabelle.Krzywkowskiatuniv-grenoble-alpes.fr (Isabelle Krzywkowski)
thibaut.neveuatuniv-grenoble-alpes.fr (Thibault Neveu)
solanellaatgmail.com (Anne-Lise Solanilla)
mariam.veliashviliatuniv-grenoble-alpes.fr (Mariam Veliashvili)

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Le “manuscrit perpétuel” : interpréter la genèse de “L’Homme rapaillé” de Gaston Miron à partir de ses archives

Conférence Le 29 mai 2026
Complément date

14h30 - 16h00

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Bâtiment Stendhal
Salle C307 (aile C, 3e étage)

Invitée par Delphine Rumeau, Stéphanie Bernier (Université de Montréal) présentera le projet d’édition critique de “L’Homme rapaillé”, en abordant les questions méthodologiques et critiques soulevées par les archives mironiennes.

Nul recueil de poésie québécoise n’a plus marqué son temps que L’Homme rapaillé de Gaston Miron. De son vivant, Miron n’a cessé de réécrire, retoucher et prolonger son maître-livre, paru pour la première fois en 1970 aux Presses de l’Université de Montréal, de telle sorte que seule la mort de l’auteur en 1996 en signera la version définitive. La perpétuelle transformation qu’a connue le livre depuis sa parution initiale, tant dans le corps des poèmes que dans sa composition, de même que la méthode de travail du poète appellent une série de questions sur la manière de traiter et d’interpréter la genèse de l’œuvre. Sachant par exemple que le poète aimait « tester » certaines configurations de ses poèmes à l’oral et les moduler en fonction des auditoires, comment recueillir et intégrer ses archives orales à l’interprétation génétique ? Cette conférence présentera le projet d’édition critique de L’Homme rapaillé, qui verra le jour pour le centième anniversaire de naissance du poète en 2028, et abordera, à partir d’exemples tirés des archives, les questions méthodologiques et critiques soulevées par les archives mironiennes.

Spécialiste des archives d’écrivains et d’écrivaines au Québec, Stéphanie Bernier est professeure agrégée au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal et membre du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture au Québec (CRILCQ). Avec Michel Biron et Edoardo Cagnan, elle dirige le projet d’édition critique de L’Homme rapaillé de Gaston Miron à paraître aux Presses de l’Université de Montréal en 2028. Au cours des dernières années, elle a participé à l’édition des correspondances du critique et écrivain Louis Dantin et codirigé des collectifs sur l’épistolaire au Québec, le plus récent étant la synthèse Une écriture en mouvement : les correspondances d’écrivains francophones au Canada (Presses de l’Université d’Ottawa, « Archives des lettres canadiennes », 2024). Elle est responsable de la mineure en culture québécoise offerte à l’Université de Montréal.

Morceau de la couverture du livre “L'homme rapaillé”
Gaston Miron, L'homme rapaillé, Presses de l’Université de Montréal, 1970

Contact

delphine.rumeauatuniv-grenoble-alpes.fr (Delphine Rumeau)

Partenaire

Paraphraser à l'oral, oraliser les paraphrases

Journée d'étude Centre TRANSLATIO Le 22 mai 2026
Complément date

9h00 - 16h30

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Bâtiment Stendhal
Salle C307 (aile C, 3e étage)

Il s'agit de la journée annuelle de recherche en didactique des langues anciennes du centre Translatio, organisée dans le cadre du projet ELLASS.

La journée réunira les membres du LéA (Lieu d'éducation Associé) ELLASS qui rassemble chercheur·euses et enseignant·es du secondaire des académies de Grenoble et Lyon. 

Programme

— 9h00
Accueil et introduction
Malika Bastin, Christophe Cusset, Laure Humblet et Catherine Meffre

— 10h00 
Conférence inaugurale
Antje Kolde (Haute École Pédagogique, Lausanne) : « Les textes antiques - les lire ? les traduire ? Quelques pistes de réflexion »

— 11h00
Actualité du numérique
Sarah Gaucher et Sarah Orsini (UGA, Litt&Arts) : « Un nouvel outil numérique collaboratif multi-critères pour proposer des textes latins : la base Times New Roma »

Pause déjeuner

— 14h00
Paraphrases : retours d’expérimentations et nouvelles propositions
Mélanie Martinez et Mickaël Vinson (Académie de Grenoble)

— 14h15
Entre paraphrase et oralisation
Christophe Cusset (ENS de Lyon), Christelle Laureyns et Catherine Meffre (Académie de Lyon) : « Parler en latin pour dynamiser le cours de LCA (Langues et Cultures de l’Antiquité) : une mise en œuvre réflexive autour de l’histoire de Pygmalion »

Pause

— 15h00
Atelier de prise en main de la base collaborative TNR
Sarah Gaucher et Sarah Orsini (UGA, Litt&Arts)

— 16h00
Discussion et conclusions

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Contact

malika.bastinatuniv-grenoble-alpes.fr (Malika Bastin)

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Rencontre avec l'autrice Louise Rose

Conférence, Rencontre / Débat Culture Le 4 mai 2026
Complément date

13h00

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Bibliothèque universitaire Droit et Lettres
1130 av. Centrale
Salle Parenthèse

La rencontre, organisée par la bibliothèque Droit et Lettres de l'UGA, sera animée par Maud Lecacheur et Laurent Demanze.

Louise Rose est l'autrice d'un premier roman remarqué paru chez P.O.L en 2025, Les Projectiles, qui retrace la quête de son héroïne pour retrouver une boîte mystérieuse qu’elle a enterrée dans le jardin de sa maison d’enfance, et est membre depuis peu de l'OULIPO.

Elle est accueillie ce printemps par la Ville de Grenoble en résidence d'artiste pour travailler sur son prochain roman.

À cette occasion, elle sera présente à l’Université Grenoble Alpes pour discuter avec le public de son travail et nous faire entrer dans son atelier : avec elle, on dessinera la cartographie d'une écriture en cours. 

Photo de Louise Rose

Contacts

laurent.demanzeatuniv-grenoble-alpes.fr (Laurent Demanze)
maud.lecacheuratuniv-grenoble-alpes.fr (Maud Lecacheur)

Soutenance de thèse de Cassandre Huchon – Lettres et arts spécialité langue française

Soutenance Centre CHARNIÈRES Le 1 juin 2026
Complément date

14h00

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Maison des Langues et des Cultures
1141 rue des Universités
Salle Jacques Cartier

Les Mots pour la redire : étude critique et génétique de l’œuvre de Marie Cardinal

Résumé

Marie Cardinal (1928-2001) est une autrice franco-québécoise d’origine pied-noir. Elle écrit à partir des années 1960, en France, puis au Québec, et appartient à « une génération de femmes écrivains qui prennent le devant de la scène littéraire française dans les années soixante-dix » (Hall, 1994). Elle se situe pourtant en marge des mouvements de l’écriture féminine en France ou de « l’écriture au féminin » au Québec par son usage détourné de la langue française qu’elle cherche à féminiser et à « ouvrir », dans une forme littéraire simple et accessible au plus grand nombre. L’autrice développe en effet une poétique singulière qui aborde sans détours des sujets tabous tels que le corps féminin, l’aliénation ou encore le quotidien des femmes de son époque.

Or, vingt ans après sa mort, un rapide tour d’horizon critique permet de mesurer l’importance de l’écart entre sa renommée d’alors (elle est publiée à plus de trois millions d’exemplaires et traduites en dix-huit langues) et le phénomène d’éclipse qui marque désormais sa carrière. Les études de critique littéraire ayant pour objet Marie Cardinal sont peu nombreuses et relativement peu récentes, la plus actuelle datant de 2006. Conséquence ou cause de cet effacement, ses romans ont rapidement été relégués au rang de témoignage et d’autobiographie, empêchant par conséquent Marie Cardinal d’être considérée comme une créatrice à part entière. 

Une relecture de l’ensemble de l’œuvre est nécessaire à l’aide de nouveaux outils et de nouvelles perspectives critiques issues des gender studies et de la génétique littéraire pour rendre compte de la singularité de sa poétique. Mon hypothèse est que sa poétique se rapproche d’une « poétique de l’irrespect », notion que je développerai dans la perspective de l’expression utilisée par Alice Ronfard pour désigner le détournement des codes du genre littéraire et du genre en littérature. 

En m’appuyant sur les travaux récents concernant la réception des écrits dits de femmes et sur leur dévaluation littéraire (Planté, 2015 ; Lasserre, 2014), je démontrerai, dans un premier temps, l’influence de ces biais critiques sur la réception et la postérité de l’œuvre, pour ensuite m’attarder sur l’incidence de cet horizon d’attente critique sur le processus d’écriture de Cardinal. Mon but est de saisir en quoi cet irrespect dans la poétique de Cardinal est une forme d’affirmation de soi en tant que sujet femme écrivant. 

L’objectif de ma thèse est de réhabiliter Marie Cardinal dans l’histoire littéraire féministe francophone, afin de valoriser l’apport majeur de sa poétique aux expérimentations textuelles de la deuxième vague de féminisme (1960-1985).  

Dans cette perspective critique, mon corpus comprend une partie de l’œuvre romanesque de Marie Cardinal, soit onze romans, écrits et publiés de 1962 à 1998, la Médée d’Euripide, ainsi que de l’ensemble du fonds d’archives Marie Cardinal, conservé aux Archives nationales du Québec à Montréal, composé de manuscrits inédits, de carnets d’écriture et de correspondances personnelles et professionnelles. 

Composition du jury

  • Catherine MARIETTE-CLOT, Professeure des Universités émérite, Université Grenoble Alpes, Directrice de thèse
  • Stéphanie BERNIER, Professeure agrégée permanente, Université de Montréal, Co-directrice de thèse
  • Laurent DEMANZE, Professeur des Universités, Université Grenoble Alpes, membre du jury
  • Véronique MONTÉMONT, Maîtresse de conférences HDR, Université de Lorraine, rapporteure
  • Andrea OBERHUBER, Professeure titulaire, Université de Montréal
  • Adrien RANNAUD, Professeur agrégé permanent, Université de Toronto, rapporteur
  • Aurore TURBIAU, Docteure en littérature, Première assistante en littérature comparée, Université de Lausanne
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Co-directrice de thèse

Catherine MARIETTE-CLOT
Litt&Arts, centre CHARNIÈRES

Thèse en co-tutelle avec l'Université de Montréal

Les Cisastériales - 5e édition

Journée d'étude Centre ISA Le 6 mai 2026
Complément date

9h30 - 17h00

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Bâtiment Stendhal
Salle A103 (aile A, 1er étage)

Cette journée d’étude est proposée par les étudiant·es du Master Arts, Lettres, Civilisations (ALC), parcours Comparatisme, Imaginaire, Socio-anthropologie.

Dans une envie de créer du lien entre les étudiant·es de M1 et de M2, ils et elles aborderont, en groupes, des problématiques qui traversent leurs travaux de recherche.

Programme

— 9h30
Introduction générale

— 10h00
Réécrire les contes pour la jeunesse au féminin
[Mélanie Baudoin, Lyna Caulier, Chloé Filz, Kaoutar Firdous Redjem et Jade Picard]

Pause

— 11h00
L'indicible comme forme de représentation du passé traumatique au cinéma
[Claudia Augusto, Mamadou Lamarana Bah, Rofrane Fehem, Hélène Hamelin et Yannis Roudoci]

Pause

— 13h00
Cartographie du corps monstrueux : entre production, imposition et réappropriation
[Christelle Ballo, Nelly Forestier, Enya Huret-Picard, Laurence LeBlanc Côté et Lilou Octobon]

Pause

— 14h00
Représenter l’Autre : enjeux et biais interculturels dans les musées français
[Maryam Abedini, Mariana Diaz-Gutierrez, Adama Kiemtore, Andrei Smolnikov et Yao Xing]

Pause

— 15h00
Les artistes et l'Anthropocène : restitution d'expériences pour créer avec le vivant
[Hippolyte Massini, Julien Moulet, Anaïs Silva Amir, Elina Stoflique et Iaroslav Zlakomanov]

Pause

— 16h00
Média mix : repenser la production / promotion littéraire au Japon
[Océane Rodrigues Cisse, Manon Guillard, Marie Lassus et Océane Verpy]

— 17h00
Conclusion générale

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Contact

isabelle.krzywkowskiatuniv-grenoble-alpes.fr (Isabelle Krzywkowski )

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